Premiers pas vers une alimentation locavore…

premier pas vers une alimentation locavore

Locavore, nom et adjectif. Personne qui décide de ne consommer que des fruits et des légumes locaux et de saison pour contribuer au développement durable.J’ouvre cette nouvelle rubrique car consommer local était un de mes challenges. J’avais plaisir à dénicher les adresses des producteurs locaux, et de m’intéresser à leurs spécialités en France et lors de mes voyages à l’étranger. Je parle au passé, car aujourd’hui c’est plus qu’un loisir, c’est presque devenu une évidence. 

Je ne dis pas qu’il ne faut plus faire ses courses dans les grandes surfaces. Mais pour moi, il m’est plus possible d’y acheter certains produits. J’aime le pain de mon artisan boulanger, j’affectionne le miel de l’apiculteur que je soutiens, je prends plaisir à choisir mes fruits et légumes au marché avec celui qui les a fait pousser, et j’apprécie parler affinage avec mon fromager. Pour tous c’est la passion pour les bons produits qui les anime et dont je ne peux plus me passer.

Je suis conscience que ce mode de vie n’est pas accessible à tout le monde quotidiennement. Je n’aime pas être ce genre de personne qui va chercher à inciter son entourage à devenir locavore. Toutefois, il me semblait nécessaire d’en parler sur mon blog car j’aime l’idée que celui ci me corresponde entièrement.

 Alors Locavore çà consiste en quoi exactement ? 

Locavore, c’est faire en sorte de privilégier les produits fabriqués dans notre pays, et principalement dans notre région. Nous avons la chance d’avoir un pays avec une agriculture riche et variée. Toutefois celle ci est menacée. Le nombre d’agriculteurs est en baisse. En cinquante ans, le pays a perdu plus de trois millions d’agriculteurs (cf rtl). D’après une étude de France Bleu en 2018, un agriculteur se suicide tous les deux jours en France. Un taux supérieur de 20 à 30% au reste de la population.
Consommer local c’est soutenir une économie
, notre économie, celle du savoir faire et de la tradition.

premier pas vers une alimentation locavore
Les Figues de Solliès

Voici quelques conseils pour une consommation locavore :

Consommer des fruits et légumes de saison

Ça me semble totalement aberrant de voir des framboises/ des fraises / des tomates en hiver. Ces produits sont tellement bons lorsqu’ils sont gorgés de soleil. Pourquoi en acheter en hiver à un prix plus élevé? De plus, lorsque la saison d’un de mes fruits préférés commencent, je suis comme une enfant à courir chez mes fournisseurs. Je trouverai triste de tuer cette excitation en proposant les mêmes produits toutes l’année.

Le marché des producteurs : le rdv des locavores

Marché de Nîmes

A Lyon c’était facile, des marchés ils y en a partout. Le marché Quai St Antoine, quai saone, est ouvert 6/7jrs et il est incroyablement complet. A Nîmes, j’ai moins de chance. Le marché ce n’est que le vendredi matin. Je me lève donc 15min plus tôt pour acheter mes légumes pour la semaine mais au final ce n’est pas une grosse contrainte et être une “habituée” m’a permis de parler plus régulièrement avec des agriculteurs du Gard.

Le marché c’est aussi mon indicateur pour suivre la saisonnalité. Par exemple, cette année, il n’a pas beaucoup plu, la sécheresse a empêché les cèpes de sortir dans le Gard, le Var et le Lot. J’ai pu en trouver lors d’un de mes passage à Lyon où la région rhone alpes a été plus clémente. J’aurai pu aussi m’en passer, en croisant les doigts pour que l’année prochaine soit une année à champignons. J’ai toujours en tête que les producteurs suivent la nature, pas l’inverse.

Découvrir les spécialités locales

J’aime ce petit jeu lorsque j’arrive dans une nouvelle région. Quelles spécialités avez vous ? A Nîmes, c’est l’huile d’olive, les fromages de chèvre, les oignons des Cevennes et la brandade. A Lyon, c’est le saucisson lyonnais, le St Marcellin, et les pralines roses. J’ai joué à ce même jeu en Floride, en Australie et aux Pays bas. Les spécialités sont forcément moins chers dans leur ville berceau et çà permet de jolies découvertes culinaires. Cette ouverture d’esprit et cette culture permettent également de distinguer les produits fabriqués chez vous, et les autres.

Passer par les circuits courts

Le circuit court : “mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire.”

Acheter chez les petits producteurs nécessite souvent du temps et des déplacements. Heureusement des associations et entreprises répondent à cette demande en proposant des produits en circuits courts et en s’engageant à en être l’unique intermédiaire. Pour les gens pressés, il s’agit d’une façon plus simple pour manger locavore. 
En voici quelques uns : Les AmapLa ruche qui dit ouiPotagerCity …

Le site mescarottes met en ligne des annonces des producteurs qui vendent en direct autour de chez vous.
Je ferais un article plus spécifique pour en parler, mais de très nombreux circuits se mettent en place pour faire la lumière sur des beaux produits issus de nos terres.

Faire son potager

J’ai la chance énorme d’avoir grandi avec une maman qui tenait un potager. Petite je ne me rendais pas compte de ma chance d’avoir de si beaux légumes et d’être initiée malgré moi aux saisons. Mais il y a une chose que j’ai comprise : le travail que demande la terre afin de pouvoir en vivre. Le désherbage, l’arrosage le soir, les plantes qui s’aident entre elles, ou au contraire qui se nuisent, les maladies, les nuisibles, la météo… autant de contraintes qui vous demanderont de l’effort. Autant d’effort qui vous feront apprécier vos récoltes et respecter le travail passionné mené par les agriculteurs

Potager de la Coccinelle Bleue à Nîmes

Aujourd’hui je vis en appartement. Je laisse le grand potager dans mes rêves pour l’instant. 

Toutefois, à chaque printemps français, je n’arrive pas à me passer de quelques pots de terre où une plante comestible pousse. De la ciboulette, de la menthe, du basilic, des plants de tomates, de la sauge, des oignons cebettes, du thym citron… Rien qui me permette vraiment de composer une assiette entière. Toutefois j’ai beaucoup d’aromates qui agrémentent mes plats et m’évite d’aller en chercher dans le commerce.
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Il y a pleins d’autres petites actions plus GREEN, dont certaines pour lequel je trépigne d’impatience de vous en parler sur mon blog. Je ne cherche pas à vous convertir à quoique se soit, mais parfois un petit geste de beaucoup devient un grand geste.

Et je pense qu’en 2018, notre nature a besoin d’un grand geste.
Qu’en pensez vous ?

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